
Dans toute équipe, il y a des collègues qui nous inspirent, nous dynamisent, nous tirent vers le haut… et il y a parfois ceux qui, au contraire, semblent drainer toute notre énergie dès qu’ils franchissent la porte. Ces derniers sont surnommés, non sans humour mais avec beaucoup de justesse, des vampires énergétiques.
Le vampire énergétique n’est pas nécessairement malveillant. Il peut être constamment négatif, critique, cynique ou se plaindre de tout. Il peut aussi créer des tensions, alimenter les conflits, ou rejeter systématiquement les idées des autres. À la longue, ce comportement puise dans le réservoir émotionnel de ses collègues, tel un seau percé incapable de retenir ce qui y est versé.
Les impacts sur le milieu de travail sont nombreux. Tout d’abord, un vampire énergétique altère le climat de confiance et d’ouverture. Quand une personne réagit de façon pessimiste ou dévalorisante, les autres deviennent plus prudents, plus méfiants, moins enclins à partager leurs idées ou à s’impliquer activement.
Ensuite, leur présence régulière affecte la motivation. Il est difficile de rester engagé et positif quand on est constamment exposé à quelqu’un qui dénigre, soupire ou rejette les efforts collectifs. C’est comme essayer de remplir un seau… pendant que quelqu’un d’autre le vide en continu.
Ce comportement peut aussi nuire à la cohésion d’équipe. Les collègues commencent à éviter la personne, à se regrouper en silos ou à développer une communication indirecte pour contourner les tensions. Ce climat de division nuit à la collaboration et augmente le stress général.
À plus long terme, les vampires énergétiques contribuent à l’épuisement émotionnel. Même les employés les plus engagés peuvent ressentir une lassitude à force de compenser l’énergie drainée. Cela peut mener à une baisse de performance, une augmentation de l’absentéisme et un roulement de personnel plus élevé.
Alors que faire ? D’abord, reconnaître ces dynamiques sans tomber dans le jugement personnel. Il ne s’agit pas de pointer du doigt, mais de comprendre l’effet de certains comportements sur le groupe. Ensuite, favoriser une culture de rétroaction honnête et bienveillante, où chacun peut prendre conscience de l’impact de son attitude. Enfin, comme gestionnaire, modéliser des comportements positifs, offrir de la reconnaissance, valoriser les solutions et non les problèmes, et encadrer les comportements destructeurs de façon claire et cohérente.
Parce que l’énergie au travail, ça se partage. Mais elle ne devrait pas être aspirée. Et chacun a un rôle à jouer pour que le seau collectif reste plein… et déborde même, de temps à autre.
